DSM V: changements à venir dans les diagnostics en santé mentale PDF Imprimer Envoyer

Les diagnostics de certains troubles psychiatriques pourraient être abandonnés et les critères pour d'autres troubles pourraient être modifiés de façon importante dans la prochaine édition, la cinquième, du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux dont la publication est prévue pour 2012.


DSM IVLe trouble schizo-affectif et le trouble de l'identité sexuelle font partie de ceux qui pourraient être retirés, selon des membres des groupes de travail sur la révision qui ont pris la parole au congrès annuel de l'American Psychiatric Association.

Un changement possible plus important encore, ont-ils rapporté, pourrait être l'introduction de critères diagnostics dimensionnels qui s'ajouteraient aux listes de symptômes actuelles.


Il est prévu que des essais sur le terrain de critères diagnostics révisés débutent cet été et que les résultats soient prêts pour analyse vers le milieu 2010, a indiqué David Kupfer de l'Université de Pittsburgh qui dirige la révision.

William Carpenter de l'Université du Maryland et président du groupe de travail sur la psychose, a fait part que son équipe avait considéré de classer le trouble bipolaire (auparavant appelé psychose maniaco-dépressive ou maniaco-dépression) dans la catégorie des troubles psychotiques plutôt que dans la catégorie actuelle des troubles de l'humeur. Mais il reconnaît qu'un tel changement rencontrerait une forte opposition et qu'il est peu probable qu'il se fasse.

D'un autre côté, dit-il, l'équipe souhaite éliminer le trouble schizo-affectif. L'ajout des évaluations dimensionnelles, sur des caractéristiques telles que la dépression, l'anxiété, les déficits cognitifs et la déformation de la réalité, qui peuvent apparaître en conjonction avec une grande variété d'affections psychiatriques et somatiques, rend possible l'abandon de ce diagnostic largement utilisé, dit-il. Ce diagnostic pourrait être remplacé par celui de schizophrénie avec une forte dimension au niveau de l'humeur.

Par ailleurs, la catatonie sera probablement enlevée comme composante de la schizophrénie.

Le groupe penche aussi fortement vers la proposition d'un nouveau syndrome de risque pour les personnes, spécialement les jeunes, qui sont fortement prédisposées à la schizophrénie et d'autres troubles psychotiques, selon les recherches. Mais, reconnaît-il, il y a un danger, en créant une telle classification, de stigmatiser des gens diagnostiqués à risque mais qui n'ont pas de pathologie manifeste.

De son côté, Katharine Phillips de l'Université Brown qui dirige le groupe de révision des troubles anxieux, rapporte que l'obsession d'accumulation pourrait être ajoutée à la famille des troubles obsessionnel-compulsifs comme un trouble séparé.

Des questions ont été posées sur l'intégration aux critères diagnostiques de tests génétiques ou de résultats d'imagerie cérébrale. "Ce n'est pas sur la table, du moins dans son domaine (les troubles anxieux)" a précisé, Dr. Phillips. "Je crois qu'actuellement, il n'est pas clair pour notre groupe s'il y a assez de données de la neuropsychologie reproductibles, sensibles et spécifiques qui nous permettraient de les incorporer dans les critères diagnostiques", dit-elle. Dr. Carpenter abondait dans le même sens par rapport aux troubles psychotiques.

Une question relative au DSM V qui retient l'attention en dehors de la communauté psychiatrique est celle du trouble de l'identité de genre qui est actuellement inclu dans le DSM-IV comme un trouble sexuel.

Les groupes de défense des personnes transsexuelles font des représentations afin que ce diagnostic soit aboli. Un groupe de travail de quatre experts a été chargé de développer des recommandations. Deux d'entre eux étaient présents au congrès. Drs Peggy Cohen-Kettinis de l'Université VU d'Amsterdam et Jack Drescher, psychiatre de New York et auteur de plusieurs livres sur le sujet, ont indiqué que le groupe approchait d'une décision sans préciser si le diagnostic serait éliminé ou s'il subirait des modifications.

(1) Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-V), publié par l'American Psychiatric Association.

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Paris, 6 novembre 2009

Renouveler indéfiniment des cellules spécialisées sans passer par les cellules souches

Multiplier à l'infini des cellules adultes sans utiliser de cellules souches : est-ce possible ? L'équipe de Michael Sieweke du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (Université Aix-Marseille 2 / CNRS / Inserm) l'a prouvé en réussissant à multiplier, ex vivo, plusieurs mois durant, des macrophages, cellules spécialisées du système immunitaire. Publiée dans Science le 6 novembre 2009, cette découverte pourrait s'appliquer à d'autres types cellulaires. Ces travaux permettent une meilleure compréhension des mécanismes de différenciation cellulaire et surtout, suscitent de nombreux espoirs pour de futures applications thérapeutiques.

La médecine du futur, dite régénératrice, se fonde sur le remplacement de cellules endommagées et la réparation d'organes déficients, notamment via l'utilisation des cellules souches. En effet, ces cellules sont capables non seulement de se multiplier indéfiniment mais aussi de donner naissance théoriquement à tous les types cellulaires du corps humain. Cependant, les processus permettant le passage de cellules adultes (et non plus embryonnaires) à des cellules souches (« reprogrammation ») sont complexes et comportent des risques, de même pour les processus nécessaires à la « retransformation » des cellules souches en cellules adultes. La question posée alors est la suivante : ne serait-il pas plus simple de multiplier directement les cellules dont on a besoin sans passer par la « case cellule souche » ?

Les chercheurs du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (Université Aix-Marseille 2 / CNRS / Inserm) ont étudié un certain type cellulaire : les macrophages(1). Le plus souvent, lorsque des cellules ont acquis une fonction spécialisée (par exemple : les neurones du cerveau, les cellules musculaires, les macrophages du système immunitaire, etc.), elles  cessent de se diviser et restent normalement « bloquées » dans cet état jusqu'à leur mort. Ainsi, les macrophages, acteurs clés de la réponse immunitaire, sont normalement incapables de se diviser. L'équipe de scientifiques CNRS et Inserm dirigée par Michael Sieweke est néanmoins parvenue à multiplier des macrophages murins in vitro grâce à une modification génétique inactivant les facteurs de transcription(2)  baptisés MafB et c-Maf. De plus, les cellules modifiées, une fois réinjectées chez l'animal, se comportent normalement : elles ne forment pas de tumeur et assurent parfaitement le travail attendu pour un macrophage adulte, comme l'ingestion de bactéries et la sécrétion de produits chimiques capables de les tuer.

Les chercheurs marseillais du CNRS et de l'Inserm ont donc trouvé comment relancer la division de cellules spécialisées. En plus les scientifiques ont découvert que l'inactivation de MafB et cMaf conduit à activer deux des quatre facteurs de transcription (c-Myc et KLF4) récemment identifiés comme capables de convertir la quasi-totalité des cellules adultes du corps en une cellule souche. Si ces travaux permettent une meilleure compréhension des mécanismes de différenciation cellulaire, ils laissent surtout espérer une application de cette méthode d'amplification des cellules spécialisées à d'autres types de cellules. Ce résultat suggère que le détour via les cellules souches n'est peut-être pas nécessaire pour régénérer des cellules et réparer un tissu endommagé.

Macrophage 1

© M.Sieweke/CNRS

Des bactéries (en vert) « mangées » par les macrophages qui sont entrain de se diviser.




Macrophage 2

© M.Sieweke/CNRS

Un macrophage (en vert) dans les tissus d'une souris après transplantation.




Notes :

(1) Les macrophages sont des grosses cellules intervenant dans les processus immunitaires en détruisant les déchets cellulaires et les micro-organismes, par le phénomène de phagocytose : un mécanisme de défense immunitaire notamment qui permet aux macrophages de « manger » des particules étrangères telles que : bactéries, débris cellulaires, poussières…

(2) Les facteurs de transcription sont des protéines qui régulent l'expression des gènes, en les activant ou en les inhibant. Au cours du développement embryonnaire, les cellules se diversifient et se spécialisent en différents types cellulaires : c'est le processus de différenciation cellulaire.

Références :

Aziz A, Soucie E, Sarrazin S, Sieweke MH. “MafB/c-Maf deficiency enables self-renewal of differentiated functional macrophages.” Science 326 (Nov. 6, 2009).

LRRTM1 : le gène du gaucher découvert

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Par Jean Etienne, Futura-Sciences Bookmark and Share

Une équipe de scientifiques conduite par Clyde Francks, du Wellcome Trust Centre for Human Genetics à l'université d'Oxford, en collaboration avec 20 centres de recherches du monde entier, a identifié un gène responsable d'un défaut d'asymétrie du cerveau humain provoquant l'état de gaucher.

Lorsque les chercheurs ont prélevé et analysé des échantillons génétiques provenant de toutes les familles concernées - sur 100 familles comportant un ou plusieurs enfants dyslexiques, afin d'établir une relation entre cette maladie et le fait d'être gaucher ou non - ils ont noté qu'un chromosome particulier montrait une corrélation avec l'état de gaucher. Ils y ont alors découvert le gène LRRTM1.

Les chercheurs pensent que le LRRTM1 modifie l'asymétrie du cerveau humain et provoque une inversion dans certains cas. Ainsi, si dans un cerveau de droitier l'hémisphère gauche contrôle la parole et la partie droite les émotions, cette symétrie est inversée chez la plupart des gauchers. Suivant Francks, la présence de ce gène n'est pas nécessaire pour obtenir l'état de gaucher, mais sa prédominance peut être un facteur favorisant.

"Nous devons découvrir quel rôle ce gène joue dans le développement de cerveau et jusqu'à quel point, ainsi que si le processus d'inversion se produit pendant le développement, l'enfance, ou l'âge fœtal", déclare Clyde Francks.

Asymétrie et schizophrénie

Mais l'expression du LRRTM1 pourrait avoir d'autres conséquences. Dans une étude antérieure, des scientifiques australiens avaient déjà estimé que ce gène pourrait favoriser le développement de certaines maladies psychiques comme la schizophrénie. Cette affection, qui touche environ 1 % de la population mondiale, entraîne des défauts de perception et de graves altérations du comportement chez les personnes atteintes.

Le mode d'action du LRRTM1 dans ce cas n'est pas élucidé, cependant il a été constaté depuis un certain temps déjà qu'un défaut de symétrie du cerveau humain prédispose à ce type de maladie. Cependant, ajoute Francks, seule une très petite minorité de gauchers est concernée par ce problème et l'immense majorité d'entre eux n'en souffrira jamais.

Selon l'étude, publiée le 31 juillet dans la revue Molecular Psychiatry, le LRRTM1 se transmet par la voie paternelle. D'autres recherches sont envisagées afin d'en déterminer le rôle exact, qui en dehors des récentes découvertes, reste inconnu.

Il est à noter que la plupart des animaux montrent des cerveaux nettement plus symétriques, y compris chez nos parents génétiques plus étroits, comme les singes.

Cerveau droit vs cerveau gauche

Voyez-vous la danseuse tourner dans le sens des aiguilles d'une montre ou bien dans le sens inverse des aiguilles d'une montre?
test cerveau droit cerveau gauche - danseuse
Test cerveau droit - cerveau gauche

Si elle tourne dans le sens des aiguilles d'une montre alors vous utilisait plus la partie droite de votre cerveau. Dans le cas contraire il s'agit de la partie gauche.
La plupart d'entre nous voit la danseuse tourner dans le sens anti-horaire, cependant vous pouvez essayer de vous concentrer et de fer changé le sens de rotation. Essayez donc pour voir.

Fonctions associées au cerveau gauche

Cerveau droit vs Cerveau gauche
cerveau gauche cerveau droit
logique sentiment
orienté sur le détail orienté « grande image»
basé sur les faits basé sur l'imagination
mots et langage symboles et images
présent et passé présent et futur
math et science philosophie et religion
peut comprendre peut interpréter
connaissance croyance
perception de motifs, d'ordre perception spatiale
connaît le nom des objets connaît la fonction des objets
basé sur la réalité basé sur la fiction
élabore des stratégies présente des possibilités
pratique impétueux
sûr, sécurisé risqué
Source : news.com.au

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Trouble du déficit de l'attention

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Trouble déficit de l'attention / hyperactivité
Classification et ressources externes
CIM-10 F90 - trouble hyperkinétique

Le TDA/H ou trouble déficit de l'attention/hyperactivité (en anglais Attention-deficit hyperactivity disorder, ADHD ou Attention-deficit disorder, ADD) est un trouble neurologique caractérisé par des problèmes de concentration(TDA) avec ou sans hyperactivité/impulsivité. Sa détection et les soins à apporter font l'objet de nombreuses controverses. Il est important de comprendre que d'après le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV), le TDA/H n'est pas un trouble du comportement au sens propre du terme, bien que les risques de développer un trouble d'opposition ou de la conduite soit plus élevé que la moyenne. L'enfant qui est au prise avec un TDA/H a des comportements qui nécessitent une plus grande cohérence et une plus grande constance de la part des adultes qui gravitent autour de lui. L'enfant ne développera pas pour autant un trouble de comportement.

Sommaire

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Causes [modifier]

Le TDA/H est à la fois d'ordre neurobiologique, génétique et environnemental.

Aspects neurologiques [modifier]

Cet état psychique se manifesterait, sur le plan neurologique, par un déficit de dopamine, un neurotransmetteur.

Synapse diag1.png

Transmission chimique du neurone A (émetteur) au neurone B (récepteur)

  1. Mitochondrie
  2. Vésicule synaptique avec des neurotransmetteurs
  3. Auto-récepteur
  4. Lieu où l'échange est déficient (synapse)
  5. Récepteurs postsynaptiques activés par neurotransmetteur (induction d'un potentiel postsynaptique)
  6. Canal calcium
  7. Exocytose d'un vésicule
  8. Neurotransmetteur recapturé

Facteurs génétiques [modifier]

Le TDA/H a un aspect héréditaire, impliquant notamment le role des transporteurs de dopamine. Les gènes affectés comprennent les récepteurs dopaminergiques D4, la dopamine beta-hydroxylase, la monoamine oxidase A, la catecholamine-methyl transferase, le transporteur de sérotonine (SLC6A4), le récepteur 5-hydroxytryptamine 2A (5-HT2A), le récepteur 5-hydroxytryptamine 1B (5-HT1B)[1], l'allèle 10-répétition du gène DAT1[2], l'allèle 7-répétition du gène DRD4[2], et le gène dopamine beta hydroxylase (DBH TaqI)[3].

Toutefois, cette dimension héréditaire n'est en aucun cas un dysfonctionnement génétique : il s'agit d'un état neurologique naturellement présent, qui aurait même favorisé la survie de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs nomades[4]. Il aurait été progressivement éliminé de la population une fois celle-ci sédentarisée[5]. L'aspect génétique du TDA/H serait donc un état originel de l'humanité et le non-TDAH le résultat d'une adaptation récente, évolution encore moins répandue parmi les populations (semi-)nomades (il en va de même pour l'intolérance au lactose, qui est un fonctionnement originel de l'organisme humain, alors que la tolérance au lactose est une adaptation liée à l'élevage de bovins, notamment en Europe du Nord et en Afrique centrale).

Dans certaines populations nomades ou très récemment sédentarisées, notamment en Afrique et parmi les Amérindiens, l'allèle 7-répétition du gène DRD4 est beaucoup plus répandu et peut atteindre plus de la moitié de la population.

Facteurs alimentaires [modifier]

Certains métaux lourds, comme le plomb, voire certains colorants ou un conservateur (le benzoate de sodium), absorbés lors de l'alimentation, sont soupçonnés de contribuer à une hyperactivité et à un manque de concentration chez l'enfant[6] :

  • Les colorants sont très utilisés dans l'alimentation des enfants. Certains se sont montrés capables d’exacerber l'hyperactivité d'enfants chez qui avait déjà été diagnostiqué un TDA/H[7].
  • Le benzoate de sodium, utilisé comme conservateur, pourrait aussi être un facteur d’hyperactivité chez des enfants de la population générale. Les chercheurs doivent encore vérifier s’il s’agit d’une synergie entre le benzoate de sodium et certains colorants, ou si c’est l’effet du seul benzoate de sodium[7].

Épidémiologie et traitement [modifier]

Épidémiologie [modifier]

  • Le diagnostic se fait souvent à l'âge scolaire alors que les symptômes nuisent à l'adaptation et atteindrait alors 3% à 5% des enfants dans les pays occidentaux[8]. Il semblerait que le TDA/H soit plus courant en Amérique du nord qu'en Europe, et dans le Nord de l'Europe plutôt que dans le sud.
  • En Occident, environ 1/5 des cas de TDA/H sont de type hyperactif-dominant (H), alors que le trouble de l'attention (TDA) est dominant dans 4/5 des cas.
  • Les symptômes diminuent avec le temps, mais il est estimé que 2/3 des adultes conservent cet état.[9]
  • Ce syndrome atteindrait plus volontiers les filles (entre 3 et 9 fois plus) mais ces chiffres pourraient être biaisés du fait qu'une hyperactivité semble plus normale chez le garçon[10]. Il existe une très grande disparité des chiffres de prévalence de ce syndrome selon les pays ou l'époque étudiée, variant entre moins de 1 % (Hong-Kong) jusqu'à 25% (États-Unis)[10]. L'explication de ces disparité n'est pas claire : critères d'évaluation différents, facteurs culturels ? Swanson souligne en 1989 que cette prévalence semble parfois être corrélée à la politique marketing du principal traitement (le méthylphénidate)[10].

Classification [modifier]

L'une des premières descriptions du syndrome daterait de 1902[11]. La maladie est reconnue durant les années 1960, où elle apparaît dans les nomenclatures[10].

  • Flag of WHO.svg La classification internationale des maladies (CIM-10) effectuée par l'Organisation mondiale de la santé définit les troubles hyperkinétiques (code F90) comme des « troubles caractérisés par un début précoce (habituellement au cours des cinq premières années de la vie), un manque de persévérance dans les activités qui exigent une participation cognitive et une tendance à passer d'une activité à l'autre sans en finir aucune, associés à une activité globale désorganisée, incoordonnée et excessive. »
  • Drapeau des États-Unis Selon le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) rédigé par l'Association américaine de psychiatrie, le Trouble déficit de l'attention/hyperactivité (TDA/H) se caractérise par deux séries de manifestations : le déficit de l’attention d’un côté, et l’hyperactivité-impulsivité de l’autre.
  • Drapeau de la France Pour la classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent (CFTMEA), l’hyperkinésie avec troubles de l'attention (code 7.00), classée parmi les troubles des conduites et des comportements, est caractérisée « sur le versant psychique [par] des difficultés à fixer l'attention, un manque de constance dans les activités qui exigent une participation cognitive, une tendance à une activité désorganisée, incoordonnée et excessive, et un certain degré d'impulsivité ; - sur le plan moteur [par] une hyperactivité ou une agitation motrice incessante. »

Traitement [modifier]

Le traitement médicamenteux du TDA/H repose généralement sur des psychostimulants qui stimulent le système nerveux central. Le chlorhydrate de méthylphénidate (Ritaline® en France, Rilatine® en Belgique), qui figure par ailleurs dans la liste des stupéfiants, est l'un des médicaments les plus employés dans cette indication, ce dernier existant sous forme à libération prolongée ou non. Il ne semble pas induire de dépendance chez le sujet traité, dès lors que des plages d'arrêt du traitement sont observées[12]. On a évoqué des cas de retards de croissance, mais des enquêtes récentes ont mis en évidence leur caractère idiopathique chez certains hyperactifs, sans relation avec le traitement[13].

Un autre type de traitement a été récemment mis au point: le strattera. Sa molécule est l'atomoxétine. C'est un inhibiteur spécifique de la recapture de la noradrénaline (non psychostimulant). Mais à l'heure actuel, il n'est pas encore en vente en france. Le seul moyen de se le procurer, est de demander à son médecin qu'il fasse une demande d'ATU (autorisation temporaire d'utilisation).

En Europe, l'évaluation se fait par un pédopsychiatre qui est seul habilité à délivrer du méthylphénidate. En Amérique du Nord, contrairement aux règles éthiques des psychologues européens, des psychologues et/ou des psychoéducateurs peuvent effectuer un travail d'évaluation, mais non de diagnostique. Cette dernière portion étant réservé à un médecin. En France, ce sont les neurologues qui peuvent poser le diagnostic du TDA, avec ou sans H.

Symptômes [modifier]

  • impulsivité
  • hyperactivité
  • impatience
  • facilement irrité, frustré
  • sautes d'humeur, surtout quand dérangé lors d'une activité
  • inattention, difficulté de se concentrer pour une période prolongée
  • moments d'absence, rêveries
  • difficulté à se mettre au travail
  • trop de choses en tête à la fois
  • commence trop de choses à la fois sans les achever
  • faible tolérance à l'ennui
  • difficulté de suivre les procédures établies
  • anti-conformisme
  • changements fréquents de hobbys, de centre d'intérets, de travail, etc.
  • agitation, surexcitation
  • cyclothymie
  • manque d'organisation
  • sentiment d'insécurité
  • sentiment de manque de réalisation de soi


Le TDA/H est souvent associé à d’autres troubles et s’il est non traité, il peut amener de nombreuses complications psychologiques. Les troubles associés les plus fréquents sont : -

  • des troubles d’oppositions dans 30 à 50 % des cas
  • des troubles de conduite dans 25 % des cas
  • des troubles anxieux dans 25 % des cas
  • des troubles de motricité sont très fréquents
  • des difficultés d’apprentissage assez importantes
  • de la dyslexie, 50 % des dyslexiques ont également un TDA/H-

[14][15]

 

Ces caractéristiques ne sont, certes, en aucun cas spécifiques de la maladie et se retrouvent, à des degrés divers, chez des enfants ne répondant pas aux critères du TDA/H. A ce titre, un certain nombre de personnes nient la pertinence de la désignation de ces critères comme constitutifs d'un syndrome, voué à un traitement spécifiquement médical[16]. Pour que le diagnostic de TDA/H puisse être clairement établi, il faut que soient respectés les critères définis par des classifications internationalement reconnues (telles les DSM-IV et CIM-10), que les principales manifestations du trouble (déficit d'attention, impulsivité, hyperactivité) constituent une gène réelle pour le sujet, qu'elles soient présents avant l'age de 7 ans, se manifestent dans deux environnements distincts de façon permanente depuis au moins six mois, et entrainent des difficultés d'ordre scolaire, social et/ou professionnel.

En plus des critères diagnostics, il faut éliminer tout autre problèmes susceptibles de causer un trouble de l'attention, tels: de la négligence, des troubles familiaux, un trouble de vision ou d'audition, le petit mal épileptique, l'anémie... [17]

Enfants hyperactifs et surdoués [modifier]

Il est parfois difficile de voir la différence entre les enfants surdoués et les enfants atteints du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité, car il est fréquent que les enfants surdoués souffrent aussi d'hyperactivité[18]. Ceci pose en outre la question de l'adaptation pédagogique générale ou de la prévention éducative à travers cette difficulté d'évaluation des facteurs et des manifestations[19]. En effet dans les deux cas l'enfant :

  • fait preuve de peu d'attention en classe, il s'ennuie
  • a tendance à s'opposer à l'autorité du professeur
  • souffre d'un manque d'estime de soi
  • a peu d'amis
  • met en doute les règles et règlements
  • est perfectionniste
  • a un développement inégal
  • fait preuve d'une autocritique excessive
  • a des tendances dépressives
  • évite de prendre des risques
  • a peur de l'échec
  • est impatient avec les autres
  • n'aime pas la routine
  • pose beaucoup plus de de questions que la normale
  • est excessif dans ses intérêts
  • a un caractère fort
  • résiste à la guidance
  • remet en question les procédures d'apprentissage
  • n'aime pas les zones non claires ou illogiques
  • se préoccupe de sujets humanitaires
  • construit des règles compliquées
  • voudrait être le chef
  • utilise le langage pour manipuler les autres
  • est intolérant
  • néglige ses devoirs
  • peut être perçu comme dérangeant, à côté de la plaque
  • peut être perçu comme têtu, borné
  • est frustré par l'inactivité
  • peut être perçu comme hyperactif
  • peut sembler désorganisé et dispersé
  • est frustré par le manque de temps
  • possède parfois un drôle de sens de l'humour, les autres ne comprennent pas le sien et inversement
  • est indépendant
  • préfère le travail individuel
  • recherche à organiser les choses et les gens
  • a un vocabulaire étendu
  • possède des connaissances variées et étendues
  • a de grandes aspirations pour lui et les autres
  • est terriblement exigeant envers lui-même et les autres
  • est créatif
  • est inventif
  • est intuitif
  • fait preuve d'une hypersensibilité
  • a beaucoup d'énergie et de vivacité

TDAH à l'âge adulte [modifier]

Le TDAH de l'enfant persiste souvent à l'âge adulte. Les symptômes demeurent également le plus souvent et ne disparaissent que dans 30% des cas. On note également un chevauchement important avec les troubles addictifs, abus et dépendances de substances légales (alcool, tabac, somnifères-benzodiazépines) ou illégales (cocaïne, cannabis, héroïne et opiacés). Certaines études montrent que le risque d'abus ou de dépendance à des substances est 2 fois plus élevé[20] et que ce même risque concernant la combinaison de drogues et d'alcool est 4 fois plus élevé.

Controverses [modifier]

  • Reconnaissance du TDAH Adulte: Le TDAH à l'âge adulte est reconnu dans la plupart des pays depuis plusieurs décennies. Par exemple il figure dans les programmes de Psychiatrie des universités américaines depuis les années 70. Néanmoins, il n'est toujours pas reconnu en France et son enseignement ne figure pas dans les programmes adressés aux futurs psychiatres. Des campagnes d'information à l'initiative d'associations ont cependant lieu ponctuellement afin de sensibiliser la conscience du public et des professionnels, la plus significative étant la Semaine Européenne sur les Troubles de l'Attention[21] de la fin septembre 2009 qui permit de lancer la première étude épidémiologique en France sur le secteur pilote de Nice[22][23].

 

  • Traitement psychostimulant et TDAH: La nature comportementale des symptômes du TDAH, le fait qu'il affecte des enfants et la caractéristique de la principale molécule utilisée pour son traitement (un dérivé amphétaminique non addictif) font qu'il suscite régulièrement la polémique. Certains y voient notamment la manifestation d'une tentative de contrôle des masses à l'aide d'une “pilule de l'obéissance”. Compte tenu de la banalisation des prescriptions en Amérique du Nord (États-Unis et Canada) dans les années 90, certains y voient aussi un risque de santé publique dans la mesure où il est rarement débattu des effets secondaires d'un traitement long terme sur les individus. En effet, peu de données existent à ce jour pour statuer sur ce point, notamment sur les effets cancérigènes. Néanmoins une étude portant sur des enfants de 12 ans a permis de montrer l'importance de réaliser des études dans ce sens[24].

 

  • Cannabis médical et TDAH: Une autre controverse concerne l'usage thérapeutique du Cannabis pour le traitement du TDAH. En effet, il est largement reconnu que les personnes atteintes de TDAH présentent des prédispositions importantes pour les dépendances et abus de drogues légales ou illégales: Alcool, Cocaïne, Benzodiazépine, ... et le Cannabis. En revanche, ce même Cannabis est connu pour ses propriétés sédatives. Ainsi, la dépénalisation de son usage thérapeutique dans un nombre grandissant de pays (Canada, 13 états des Etats-Unis, Pays-Bas, Espagne) a permis aux médecins de ces pays de prescrire, ou de recommander, du Cannabis Médical pour le traitement de certains cas de TDAH. Ainsi le débat est-il en cours dans la communauté scientifique spécialiste de ce domaine, notamment lors des Congrès Internationaux sur le TDAH. Certaines études cliniques ont permis d'évaluer l'effet du cannabis sur la conduite routière dans le cas précis du TDAH avec un effet "atypique" d'amélioration des performances[25].

Notes et références [modifier]

  1. Roman T, Rohde LA, Hutz MH. (2004). "Polymorphisms of the dopamine transporter gene: influence on response to methylphenidate in attention deficit-hyperactivity disorder." American Journal of Pharmacogenomics 4(2):83–92 PMID 15059031 [archive]
  2. a et b Swanson JM, Flodman P, Kennedy J, et al. "Dopamine Genes and ADHD." Neurosci Biobehav Rev. 2000 Jan;24(1):21–5. PMID 10654656 [archive]
  3. Smith KM, Daly M, Fischer M, et al. "Association of the dopamine beta hydroxylase gene with attention deficit hyperactivity disorder: genetic analysis of the Milwaukee longitudinal study." Am J Med Genet B Neuropsychiatr Genet. 2003 May 15;119(1):77–85. PMID 12707943 [archive]
  4. http://www.biomedcentral.com/1471-2148/8/173/abstract [archive]
  5. http://www.pnas.org/content/99/1/309.abstract [archive]
  6. Exposures to environmental toxicants and attention deficit hyperactivity disorder in U.S. children. Braun JM, Kahn RS, Froehlich T, Auinger P, Lanphear BP ; Environ. Health Perspect. 114 (12): 1904–9 (2006). PMID 17185283 [archive]
  7. a et b Food additives and hyperactive behaviour in 3-year-old and 8/9-year-old children in the community : A randomised, double-blinded, placebo-controlled trial Donna McCann, Angelina Barrett, Alison Cooper, Debbie Crumpler, Lindy Dalen, Kate Grimshaw, Elizabeth Kitchin, Kris Lok, Lucy Porteous, Emily Prince, Edmund Sonuga-Barke, John O Warner, Jim Stevenson, The Lancet, 07/09/2007, DOI:10.1016/S0140-6736(07)61306-3. Notons que l'étude comporte des items passablement discutables. Il faut qu'il y ait du colorant et un enfant déjà diagnostiqué TDA/H, et alors on noterait un effet potentialisateur. D'autres études plus convaincantes vont certainement suivre.
  8. American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.
  9. Jeanette Wasserstein, Adella Wasserstein, Lorraine E."Adults with Attention Deficit Hyperactivity Disorder (ADHD)"
  10. a, b, c et d Swanson JM, Sergeant JA, Taylor E, Sonuga-Barke EJS, Jensen PS, Cantwell DP, Attention-deficit hyperactivity disorder and hyperkinetic disorder [archive], Lancet, 1998;35:429-433
  11. Still GF, Some abnormal psychical conditions in children, Lancet, 1902;i:1008-10121077–82;1163–68
  12. Greenhill L., Halperin J., Abikoff H. 1999. Stimulant medications. J Am Acad Child Adolesc Psychiatry 38: 503-512
  13. Spencer T., Bierderman M.D., Harding M., O'Donnell D., Faraone S.T., Wilens T. 1996. Growth deficits in ADHD children revisited : evidence for disorder-associated growth delays ? J Am Acad Child Adolesc Psychiatry 35 : 1460-1469
  14. Le Médecin du Québec, volume 37, numéro 9, septembre 2002
  15. http://pages.infinit.net/touze/anxiete.html [archive], L’anxiété et le déficit de l'attention,Dr Claude Jolicoeur, psychiatre, Montréal, janvier 2000.
  16. Jureidini J, Some reasons for concern about attention deficit hyperactivity disorder [archive], J Paediatr Child Health 1996;32:201-3
  17. Le Médecin du Québec,Trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité chez l’enfant la place du médecin de famille dans l’évaluation initiale et le diagnostic, volume 37, numéro 9, septembre 2002, par Dr Jean Grégoire
  18. Revue Médicale Suisse, n° 54, article de Sylvie Tordjman, Enfants surdoués en difficulté : de l’hyperactivité avec déficit attentionnel à la dépression et l’échec scolaire [archive]
  19. Le Monde, Martine Laronche, archive FCPE : Le parcours scolaire parfois chaotique des enfants surdoués [archive]
  20. Biederman J et al. Psychoactive substance use disorders in adults with attention deficit hyperactivity disorder (ADHD): effects of ADHD and psychiatric comorbidity [archive], Am J Psychiatry, 1995;152:1652-8
  21. Association Hypersupers TDAH France : 2ème semaine européenne sur les troubles de l'attention [archive]
  22. France3, article : Semaine européenne sur les troubles de l'attention [archive]
  23. France3 Côte d'Azur, vidéo : Première étude épidémiologique des TDAH en France [archive]
  24. El-Zein RA, Abdel-Rahman SZ, Hay MJ, Lopez MS, Bondy ML, Morris DL, Legator MS. Department of Epidemiology, Box 189, The University of Texas M.D. Anderson Cancer Center, Houston, TX 77030, USA Cytogenetic effects in children treated with methylphenidate. http://www.uni-ulm.de/klinik/kjp/Ri_cancer.pdf [archive]
  25. Strohbeck-Kuehner P., Gisela Skopp, Rainer Mattern, Institute of Legal- and Traffic Medicine, Heidelberg University Medical Centre, Voss Str. 2, D-69115 Heidelberg, Germany, Cannabinoids 2008;3(1):1-3 Cannabis improves symptoms of ADHD http://www.cannabis-med.org/english/journal/en_2008_01_1.pdf [archive]

Bibliographie [modifier]

  • Dr Lecendreux, Dr Konofal, Monique Touzin (préface de Pr MC Mouren), L'hyperactivité, Solar, 2007 (ISBN 978-2-263-04341-3) 
  • American Psychiatric Association (2004). DSM-IV-TR. critères diagnostiques. Paris: Masson.
  • TDA/H à l'école (ISBN : 978-2-8010-5450-5),Dr Xavier Schlögel,Anne-Geneviève de Longueville,Pascale De Coster. Bruxelles : Plantyn.
  • Corraze, J., & Albaret, J.M. (1996). L'enfant agité et distrait. Paris: Expansion Scientifique Française.
  • Saiag, M.C., Bioulac, S., & Bouvard, M. (2007). Comment aider mon enfant hyperactif ? Paris: Odile Jacob.
  • Vantalon, V. (Ed.) (2005), L’hyperactivité de l’enfant. Paris: John Libbey Eurotext.
  • Wahl Gabriel , Madelin-Mitjavile Claude , Comprendre et prévenir les échecs scolaires , Editions Odile Jacob , 2007 , Paris.
  • sous la direction de Gérard Neyrand: Faut-il avoir peur de nos enfants ? Politiques sécuritaires et enfance., Ed.: La découverte, Coll.: Sur le vif, 2006 (ISBN 9782707150097)
  • Wahl gabriel , L'Hyperactivité , Que sais-je ? , Presses Universitaires de France , 2009 .
  • Dr Annick Vincent, Mon cerveau a besoin de lunettes : vivre avec l'hyperactivité, livre pour l'enfant, Editions Academie Impact, 2004, ISBN : 978-2-923520-35-3
  • Dr Annick Vincent, Mon cerveau a ENCORE besoin de lunettes : le TDAH chez l'adulte, Editions Academie Impact, 4e édition 2007, ISBN : 978-2-923520-36-0

Les associations [modifier]

HyperSupers TDAH France : association française pour aider les familles, adultes et enfants concernés par le TDAH [1]

Le site de ADHD Europe : [2]

L'évolution favorise les schizophrènes

(Agence Science-Presse) – La schizophrénie pourrait être le résultat de la sélection naturelle. Ce que cela signifie? Qu'elle pourrait donner un avantage à ceux qui en souffrent. Un avantage évolutif.

Dans cette histoire, tout commence avec les gènes. Une équipe internationale dirigée par Bernard Crespi, de l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, a comparé 76 séquences de notre code génétique, toutes associées à la schizophrénie, avec des séquences des codes génétiques des chimpanzés, des rats, des vaches et des chiens.

Or, sur ces 76 séquences génétiques, 28 se révèlent avoir été « favorisées par la sélection naturelle ». Ce qui veut dire que ce n’est pas une mutation malheureuse qui les a amenées là.

Comment un généticien peut-il conclure pareille chose? Parce que ces gènes montrent moins de variations —un gène est une suite de « paires de base », désignées par les lettres A, C, T ou G— que d’autres gènes choisis dans cette recherche à titre de comparaison : c'est quelque chose de normal si ce gène a une utilité, alors qu’on s’attendrait à des variations aléatoires s’il s’agissait d’une simple mutation survenue au hasard.

Si tel est le cas, alors on peut conclure que ces gènes confèrent un avantage à ceux qui en sont porteurs. Un avantage du point de vue de l’évolution biologique, écrivent ces chercheurs dans la revue britannique Proceedings of the Royal Society B.

Mais quel pourrait bien être cet avantage? Une telle question nous entraîne loin en-dehors de la génétique pour entrer dans la psychologie, voire la sociologie. Mais cela expliquerait que la schizophrénie, qui peut être héréditaire et implique des hallucinations ou de la paranoïa, se soit maintenue à travers les millénaires, sans être éliminée par la sélection naturelle. On croit qu’elle affecte 1% des gens, à un point ou l’autre de leur vie.

Ce n'est pas une hypothèse si insolite qu'elle y paraît. Parfois, l’avantage n’est simplement pas là où on pense, rappelle Nature : à titre d'exemple, la mutation qui cause la fibrose kystique protège... du choléra!

Qui sait, peut-être cette percée en génétique provoquera-t-elle de nouvelles recherches en psychologie, sur la piste d'une vieille théorie: une théorie voulant que les schizophrènes seraient capables d'une plus grande créativité.

16 janvier 27 avant J.-C. : Octave devient Octave Auguste, le premier empereur romain

Octave, petit-neveu et fils adoptif de Jules César, prend le pouvoir à la mort de ce dernier après s'être mesuré à Marc-Antoine, bien trop occupé à vivre sa passion avec Cléopâtre. Durant quelques années, Octave dirige le pays en restaurant la République sénatoriale tout en mettant enfin un terme aux guerres civiles qui mettaient le pays à feu et à sang depuis plus d'un siècle. La République romaine se change alors en principat avec un homme tout-puissant à sa tête (ce qui s'était déjà déroulé non officiellement cependant avec Jules César).

Pourtant, les structures traditionnelles ne changent pas, tout au moins en apparence car le Principat romain avait tout d'un empire avec à sa tête un homme ayant pratiquement tous les pouvoirs qui cumulait à lui seul les plus hautes fonctions de la République. Octave est ainsi surnommé Octave César Imperator, « Imperator » signifiant grand général. Tous les ans également, Octave est réélu Consul, titre qu'il partage avec une personnalité quelconque. A partir de 28 avant J.-C., il est officiellement nommé « Princeps senatus » ou « Premier sénateur » (nom duquel va découler le titre de « Prince ». Or, à 36 ans, Octave est ambitieux et il veut encore plus. Il est également très intelligent. Profitant de sa notoriété, il démissionne de ses fonctions et arrive ce qui doit arriver : le Sénat le supplie de revenir sur sa position. C'est chose faite le 16 janvier 27 avant J.-C. et en récompense, le Sénat lui attribue le surnom d'Augustus, nom réservé aux divinités. Octave César Augustus Imperator tombe malade quatre ans plus tard et de fait, se fait nommer Tribun à vie, lui garantissant ainsi l'inviolabilité. Ce n'est pas tout, à la mort de Lépide en 13 avant J.-C., il devient aussi « Grand Pontife », c'est-à-dire chef religieux, au même titre qu'un Pape aujourd'hui.Désormais, on va appeler Octave sous le nom d'Imperator Cesar Augustus. Il va se montrer un brillant dirigeant, transformant l'armée avec des volontaires engagés pour vingt ans, la changeant ainsi en armée de métier. Il consolide aussi les frontières de l'empire romain qui est à son apogée. Au plan culturel, Octave Auguste va favoriser les arts et protéger les écrivains comme Virgile ou Horace avec l'aide de Mécène, un homme riche amoureux des arts. Évidemment, il ne faut pas omettre de préciser que c'est sous le règne d'Octave Auguste Imperator que naît un certain Jésus, dans une grange de la petite ville de Bethléem...

Auteur : Catherine

Star Wars La Marche Impériale Dark Vador theme Darth Vader

La Marche Impériale, theme de Dark VAdor (Darth Vader) de John Williams

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This is an archive of the former website of the Maoist Internationalist Movement, which was run by the now defunct Maoist Internationalist Party - Amerika. The MIM now consists of many independent cells, many of which have their own indendendent organs both online and off. MIM(Prisons) serves these documents as a service to and reference for the anti-imperialist movement worldwide.

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Mouvement Internationaliste Maoïste

Mythes d'un prolétariat blanc

Un rassemblement de faits et arguments utiles pour réfuter des mythes fréquents d'un présumé prolétariat blanc aux pays majoritairement exploiteurs tels que les État$-Uni$

Cette page [en cours de développement] ne remplacera pas la lecture de « MIM Notes » (« Notes Rouges ») et « MIM Theory », mais nous voulions créer une page rudimentaire comme référence pour les débats contre certains arguments incorrects.

 

Mythes de l'homme ou la femme lambda



French Maoism
 
Test de personnalité NPA
en ligne

Analyse basée sur la génétique mendélienne 

© A.M. Benis, Docteur ès Sciences et en Médecine

Pour aller directement au test
cliquez sur un lien ci-dessous


Théorie de personnalité NPA : une nouvelle approche du narcissisme

Un « test de personnalité » peut être un divertissement amusant. Mais si vous cherchez à percer vraiment les secrets de votre personnalité et de vos relations sociales, alors vous risquez de vous retrouver frustré(e). Il se peut que le "test de personnalité" vous indique simplement ce que vous savez déjà. 

Quelle est l'approche correcte qui vous permettra de déterminer votre type de personnalité inné, basé sur l'hérédité ? 

En vous proposant une nouvelle approche, nous énonçons que l'analyse correcte de la personnalité repose sur l'évaluation de trois traits de base : le narcissisme, le perfectionnisme et l'agressivité. Pour comprendre votre personnalité, vous devez comprendre ces trois traits.

Q. Qu'est-ce que cette « théorie de personnalité NPA » ?

R. La théorie de personnalité NPA été développée par l'auteur sur la base de concepts initialement décrits par la psychiatre d'origine allemande Karen Horney. Nous avons identifié trois traits principaux de comportement sous-jacents à la personnalité : le narcissisme (N), le perfectionnisme (P) et l'agressivité (A). Nous avons trouvé des indications que chacun des trois traits est basé sur l'expression d'un seul gène qui suit les règles habituelles de la génétique mendélienne.

Q. En quoi la théorie est-elle utile ?

R. Elle permet d'expliquer des aspects de la personnalité et du tempérament qui semblaient auparavant trop compliqués. En particulier, elle offre à tous la capacité d'analyser des problèmes de relations personnelles sur la base des "types de personnalité."

Q. Ces trois traits de caractère sont-ils vraiment importants ?

R. Oui. Nous stipulons que deux de ces traits de caractère naturels -- le narcissisme (N) et l'agressivité (A) -- sont indispensables au développement humain. Ils font partie intégrante de notre système nerveux central. Tout individu doit posséder soit le trait A, soit le trait N, soit les deux.

Q. Pourrions-nous commencer par le trait de l'agressivité ?

R. Le trait de l'agressivité est celui qui nous est le plus familier. Les individus le possédant sont continuellement en train de se mesurer aux autres sur une échelle oscillant entre la domination et la soumission. Ce trait correspond au besoin de l'individu de gagner le pouvoir sur son environnement. Le trait de l'agressivité peut se manifester dans le contexte du sadisme ou du masochisme. Son trait caractéristique est la réaction de "fuite ou de lutte," ou la rage agressive-vindictive. Quand cette rage s'exprime, le sang se retire de la peau et le visage prend une couleur pâle chez les individus au teint clair.

Q. Et le trait du narcissisme ?

R. Le trait du narcissisme est moins familier. Les actions associées à ce trait incluent une pose corporelle ostentatoire, des mouvements de bras expansifs, le sourire, les salutations gracieuses avec abaissement de la tête, un apparat vestimentaire coloré, ainsi qu'être naturellement attiré par l'éclat de la reconnaissance personnelle. Le trait du narcissisme peut se révéler dans le contexte de l'orgueil, de l'exhibitionnisme, de la vanité et du messianisme. Des caractéristiques de ce trait incluent le rougissement et la rage narcissique. Quand cette colère s'exprime, le teint du visage devient rouge ou rougeaud.

Q. Et le perfectionnisme ?

R. Le trait du perfectionnisme agit comme médiateur des pulsions agressives et narcissiques, et il n'est pas associé à une réaction de colère. Les actions associées à ce trait sont les actes obsessionnels, les besoins impératifs, les actes répétés et le désir de propreté, d'ordre et de symétrie. Un indice de la nature de ce trait repose dans les manies impératives et répétées des enfants autistiques et de certains adultes schizophrènes.

Q. Et les combinaisons de ces trois traits seulement (narcissisme, perfectionnisme et agressivité) nous donnent des types de personnalité distincts ?

R. C'est exact. Nous les appelons des « types de caractère », puisque la personnalité ne se réduit pas seulement aux trois traits NPA.

Nous considérons d'abord :

Les types dominants..... chez lesquels les traits d'agressivité (A) et/ou de narcissisme (N) sont entièrement exprimés. Nous obtenons :

N ..... la personnalité narcissique. Le "non-agressif, non-perfectionniste." Celui qui s'est lui-même sacré chercheur de gloire.

A ..... la personnalité agressive. Pâle, qui ne sourit pas. Un tyran aux manières brusques.  La vraie dynamo arrogante.

NP ..... la personnalité narcissique-perfectionniste. Personnalité obsessionnelle-compulsive. Personnalité bovine. Personnalité de "l'oiseau nerveux."  "Le gagneur introspectif."

NA ..... la personnalité narcissique-agressive. Personnalité hypersensible et hypomaniaco-dépressive. "Le prédateur ambitieux."  "Le vampire."

PA ..... la personnalité  perfectionniste-agressive. Type austère, sarcastique.
"Type silencieux et fort."  Personnalité aux tendances paranoïaques. "Le manipulateur méfiant." "Celui qui tire les ficelles." "La puissance derrière le trône."

NPA .....  la personnalité narcissique-perfectionniste-agressive. "La grande gueule." "Personnalité autocratique explosive." "Le gagneur autoritaire."

Q. Cela complète-t-il le tableau des types de caractère NPA ?

R. Pas tout à fait. Il existe d'autres groupements majeurs, à savoir :

Les types soumis..... chez qui le trait A ne s'exprime plus pleinement depuis l'enfance.

Les types résignés..... chez qui le trait A est refoulé après la maturité.

Les types limite..... chez qui ni le trait A ni le trait N ne s'exprime pleinement. Certains de ces individus renfermés sont sujets à diverses maladies mentales qui peuvent nécessiter une hospitalisation.

Un exemple de type limite (ou « borderline ») est le type N-P, personnalité narcissique-perfectionniste limite. C'est la personnalité autistique limite ou "qui réussit" (autisme infantile : syndrome de Kanner ou d'Asperger).

L'espace nous manque pour élaborer ces groupements très importants.

Q. Y a-t-il des facteurs qui compliquent les choses ?

R. Oui. Bien que nous ayons utilisé le terme "type de personnalité," il serait plus approprié de dire "type de caractère." En effet, nous considérons la personnalité comme la résultante de deux entités principales : le type de caractère (N, P et A) et le tempérament. Le tempérament humain dans le sens pavlovien -- une mesure du degré d'activité ou de capacité à l'excitation d'un individu -- a clairement lui aussi une base génétique. Bien que notre analyse se concentre surtout sur la première entité, le type de caractère, nous admettons l'existence de nombreux autres "gènes modificateurs" qui contribuent au tempérament. (Considérez l'analogie avec un poste de télévision : le "commutateur de programmes" est le type de caractère, le "bouton du volume" est le tempérament, et la manière dont on voit vraiment l'image dépend des conditions dans la pièce, ou de l'environnement.)

Ainsi, des influences liées à l'environnement contribuent aussi à la personnalité : ces effets peuvent être considérés comme étant superposés à la structure génétique NPA. Le milieu compte !

Enfin, il y a beaucoup d'autres aspects secondaires qui entrent en jeu dans la
"personnalité," dont certains dépendent de la faculté de connaissance (intelligence, pensée et apprentissage).

Toutefois, aussi complexe que soit la personnalité, la compréhension explicite du comportement doit tout d'abord commencer par l'identification des types de caractère génétiques NPA.

Q. Ces trois traits, narcissime, perfectionnisme et agressivité, ne portent-ils pas une certaine connotation péjorative? Ne devrions nous pas nous sentir honteux d'être un "narcissique," un "perfectionniste" ou encore un
"agressif."  Ou pire encore, une combinaison des trois?

R. Certainement pas. Ceux-ci sont des traits naturels que chaque humain possède. Ils font partie de la structure de caractère de tout humain, aussi devrions-nous en tirer certaines fiertés, que nous pouvons appeller "fierté narcissique," "fierté perfectionniste" et "fierté agressive."  Être fier de soi, de ce qu'on est et de ce que l'on fait est quelque chose de positif. Evidemment, nous devons aussi être prêts à reconnaître quand ces fiertés deviennent excessives et destructrices, que ce soit chez nous ou chez les personnes avec qui nous sommes en contact.

Q.  Y a-t-il un rapport entre le type de caractère NPA et la maladie ?

R..  Nous croyons que les gènes qui déterminent le type de caractère NPA sont également impliqués dans la prédisposition à un grand nombre de maladies, à la fois physiques et mentales. Il se peut que cette interaction explique la base de certaines des prétendues "maladies psychosomatiques" présentes dans la littérature médicale depuis un grand nombre d'années. Ces maladies incluent celles comme le diabète, la maladie thyroïdienne, l'affection abdominale inflammatoire, l'ulcère gastro-duodénal, la maladie coronarienne, la dysphonie spastique et la polyarthrite rhumatoïde.

Nous croyons expressément que les divers types de caractère NPA sont prédisposés à certaines maladies physiques et mentales. Vous pouvez nous aider à développer des hypothèses (à tester lors d'essais comparatifs) en passant le test NPA en ligne et en notant tout problème médical que vous puissiez avoir dans les espaces fournis, au bas de la page de test.

Q. Qui exactement pourrait s'intéresser à votre approche ?

R. Tous ceux qui souhaitent déterminer leur type de caractère génétique. Tous ceux qui s'intéressent au concept de narcissisme et au soi-disant "trouble de la personnalité narcissique." Tous ceux qu'intéresse l'exploration des problèmes de relations personnelles : la timidité, les réactions de colère incontrôlables ou les désordres mentaux familiaux, d'un point de vue unique. Tous ceux qui sont dans une relation trouble. Ou des chercheurs ou des thérapeutes pour qui notre approche ne serait pas familière.

Ou tous ceux qui sont frustrés par les résultats d'un "test de personnalité" qui leur indique ce qu'ils savent déjà. Et en général, même pas cela.

Q. Avez-vous en ligne un « test de personnalité » grâce auquel on pourrait déterminer son propre type de personnalité NPA ?

R. Oui. Si vous cliquez sur l'icône en haut de cette page, vous irez directement au test.  Les résultats informatisés sont affichés immédiatement sous la forme de résultats numériques et de graphiques à barres.  

Q. Comment puis-je obtenir des renseignements supplémentaires ?

R. Pour des renseignements supplémentaires en ce qui concerne le test, cliquez sur analyse ci-dessus. En plus, nous avons écrit un livre pour le grand public sous forme de questions-réponses. Le livre est disponible en anglais dans des formats de livre électronique ou imprimé.

Note importante et avertissement
Le matériel ci-inclus est présenté à des fins d'information uniquement. Le diagnostic et le traitement des désordres du comportement ne doivent pas être entrepris sans la participation personnelle d'un professionnel de la santé dûment autorisé à exercer.



Mon commentaire: alors moi je suis narcissique-agressif (pervers narcissique) avec légère tendance a la soumission (bipolaire) et limite si j'étais totalement soumis.
Alcoolisme et troubles de la personnalité borderline et antisociale
PsychoMédia  -  Publié le 26 octobre 2007
Environ 50% des personnes ayant une dépendance à l'alcool ont des troubles psychiatriques qui incluent une impulsivité pathologique selon Gabriel Rubio, de l'Université Complutense (Madrid, Espagne).

Deux troubles de la personnalité très fréquents chez les alcooliques sont les troubles de la personnalité borderline (ou personnalité limite) et antisociale (ou psychopathe). "Nous ne savions pas si l'impulsivité trouvée chez les alcooliques était due à un trait typique de l'alcoolisme ou était due à ces troubles de la personnalité", explique Rubio.



Pour étudier cette question, son équipe de recherche a comparé 247 hommes alcooliques (recrutés dans des centres de traitement pour les problèmes d'alcool) et 96 hommes n'abusant pas de substances (d'âge et de niveau d'éducation comparable).

Les résultats supportent l'hypothèse qu'il y ait deux paradigmes dans la dépendance à l'alcool:

- Le premier, basé sur l'incapacité de retarder la gratification, serait une vulnérabilité caractéristique de la dépendance à l'alcool comme telle.

- Le deuxième, relié au contrôle de l'inhibition serait spécifique aux troubles de la personnalité antisociale et borderline.

Les personnes alcooliques sans troubles de personnalité manifestaient une plus grande incapacité de retarder une gratification que les participants du groupe de comparaison. Mais en ce qui concerne l'impulsivité (incapacité d'inhiber ou d'arrêter une action), ils n'étaient pas différents du groupe de comparaison.

"Ne pas pouvoir retarder une gratification veut dire, explique Rubio, que quelqu'un préfère une plus petite valeur plus rapidement, telle qu'un verre maintenant, qu'une plus grande valeur plus tard, telle qu'une amélioration de la santé ou de la condition psychologique. Ces personnes sont très susceptibles de rechuter très rapidement."

Ce sont les alcooliques avec le trouble de personnalité antisociale qui présentaient la plus grande incapacité de retarder la gratification.

Les alcooliques avec un ou l'autre des deux troubles de la personnalité manifestaient aussi un déficit dans le contrôle de l'inhibition, ce déficit étant le plus élevé chez ceux ayant le trouble de la personnalité borderline.

"Ils ont des problèmes à inhiber correctement les pensées et les actions", précise Rubio. "En d'autres mots, quand une action est enclenchée, telle que prendre un premier verre, la personne aura de la difficulté à arrêter."

Ces résultats peuvent indiquer une nécessité de repenser les options de traitement, considèrent les auteurs. Des programmes qui mettraient une emphase sur les récompenses immédiates pourraient avoir plus de chance de fonctionner chez les personnes ayant un trouble de personnalité antisociale.

Inversement, les interventions psychothérapeutiques ou par médicaments centrées sur le contrôle du comportement pourraient fonctionner mieux avec les personnes ayant un trouble de la personnalité borderline.

Cette recherche est publiée dans Alcoholism: Clinical & Experimental Research.

Voyez également:

Comment reconnaître l'alcoolisme?
Traitement par médicaments de l'alcoolisme (dépendance à l'alcool)
Qu'est-ce que le trouble de la personnalité antisociale (ou psychopathe)?
Qu'est-ce que le trouble de la personnalité borderline?
DOSSIER : Toxicomanies : Alcool

Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez notre FORUM Toxicomanies et dépendances.
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Gènes liés à la schizophrénie: croyances bizarres même chez des gens en santé
PsychoMédia  -  Publié le 03 octobre 2007
Des variations de gènes associées à un risque accru de schizophrénie peuvent aussi affecter les gens "en santé" selon une recherche publiée dans la revue Biological Psychiatry.

Nicholas C. Stefanis de l'Université d'Athènes et ses collègues ont mesuré chez 2.000 jeunes hommes en santé les habiletés cognitives (mentales)



qui ont tendance à être affectées chez les personnes ayant un diagnostic de schizophrénie.

Ils ont aussi mesuré les traits de personnalité schizotypique, qui sont des comportements associés à la schizophrénie tels que des comportements et des croyances inhabituels, une tendance aux soupçons ou à la paranoïa et un inconfort dans les situations sociales.

Enfin, ils ont analysé, chez ces participants, les quatre gènes (DNTBP1, NRG1, et DAAO) qui sont les plus associés à un risque accru de schizophrénie.

Leurs résultats montrent, chez les gens apparemment normaux qui ont plusieurs des variations génétiques associées à un risque accru de schizohrénie, de petites diminutions dans les habiletés cognitives telles que la capacité d'attention et la mémoire ainsi que la présence de croyances et d'expériences schizotypiques.

"Les variations de gènes qui indiquent un risque accru de schizophrénie sont en fait fréquemment présents dans la population générale, dit John H. Krystal, éditeur de la revue Biological Psychiatry, c'est-à-dire chez des gens qui n'ont pas la schizophrénie et ne la développeront jamais".

"Il est frappant de voir que ces gènes affectent les système du glutamate qui est un des principaux messager chimique utilisé par le cortex cérébral. Ces informations génétiques s'ajoutent à d'autres données qui mettent en lumière le potentiel important des systèmes du glutamate comme cibles pour de nouvelles médications pour le traitement de la schizophrénie", ajoute-t-il.

Voyez également:

Qu'est-ce que la schizophrénie?
Quels sont les troubles psychotiques?
Prédire la schizophrénie
Les perceptions extrasensorielles existent-elles?
Qu'est-ce que le trouble de la personnalité schizotypique?
Qu'est-ce que le trouble de la personnalité schizoïde?
Plusieurs personnes en santé entendent des voix
Pensée magique et superstition, nuisibles chez l'adulte?
Lien génétique entre schizophrénie, trouble bipolaire et créativité
PsychoMédia  -  Publié le 28 septembre 2009
Une variation sur un gène, le gène de la neuréguline 1, est liée à la fois un risque accru de développer des troubles mentaux, tels que la schizophrénie et le trouble bipolaire (psychose maniaco-dépressive), et à une plus grande créativité, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Le gène de la neuréguline 1 joue un rôle dans une variété de processus cérébraux, dont le développement et le renforcement de la communication entre les neurones (cellules nerveuses). Des études ont déjà montré qu'une variation sur ce gène est associée à un risque accru de schizophrénie et de trouble bipolaire.



Dans la présente étude, Szabolcs Kéri de l'Université Semmelweis (Hongrie) et ses collègues ont recruté des participants qui se considéraient eux-mêmes comme très créatifs et accomplis. Ces participants ont passé une batterie de tests, notamment d'intelligence et de créativité. Ils ont aussi complété un questionnaire concernant leurs réalisations créatives au cours de leur vie. Enfin des échantillons sanguins ont été prélevés.

Les résultats montrent un lien clair entre la neuréguline 1 et la créativité: les participants portant une variation spécifique du gène étaient plus susceptibles d'obtenir des résultats élevés aux tests de créativité et d'avoir réalisé de plus grandes œuvres créatives au cours de leur vie.

"Des facteurs moléculaires qui sont plus ou moins associés à des troubles mentaux sévères mais sont présents chez plusieurs personnes en santé peuvent présenter l'avantage de permettre de penser de façon plus créative", observe Kéri. De plus, ces résultats suggèrent que certaines variations génétiques, même si elles sont associées à des problèmes de santé mentale indésirables, peuvent survivre à la sélection naturelle et demeurer dans la piscine génétique de la population si elles ont des effets bénéfiques.

(1) Illustration: Auto-portrait de Van Gogh. Ce dernier (qui s,est coupé l'oreille) est souvent cité comme un exemple où problème de santé mentale et génie créateur se côtoient.

Psychomédia avec source:
Association for Psychological Science
Tous droits réservés

Voyez également:

Base biologique commune à la créativité et à la schizophrénie
Les enfants de parents bipolaires sont plus créatifs
Activité cérébrale différente chez les gens créatifs même au repos
Qu'est-ce que les troubles bipolaire (maniaco-dépression) et cyclothymique?
PsychoMédia  -  Publié le 03 octobre 2005
Le trouble bipolaire (auparavant appelé maniaco-dépression ou psychose maniaco-dépressive) et le trouble cyclothymique sont des troubles de l'humeur dans lesquels on retrouve des épisodes dépressifs et des épisodes maniaques ou hypomaniaques.

Le trouble bipolaire de type I est caractérisé par la survenue d'un ou plusieurs épisode(s) maniaque(s) (voir les critères plus bas) ou mixte(s) (dans un épisode mixte, les critères d'un épisode maniaque et d'un épisode dépressif majeur sont rencontrés simultanément). Il peut y avoir des épisodes hypomaniaques (voir les critères plus bas). Il n'y a pas nécessairement d'épisode dépressif majeur bien que cela soit souvent le cas.



En dépression? Voici un TEST d'approche cognitive Le trouble bipolaire de type II est caractérisé par la survenue d'un ou plusieurs épisodes dépressifs majeurs accompagnés d'au moins un épisode hypomaniaque (voir les critères plus bas). Il n'y a pas d'épisode maniaque ou mixte.

Le trouble cyclothymique est caractérisé par une alternance pendant au moins deux ans de nombreux épisodes hypomaniaques (ne rencontrant pas tous les critères d'un épisode maniaque et n'entraînant pas une altération marquée du fonctionnement, voir plus bas) et dépressifs ne rencontrant pas tous les critères d'une dépression majeure.

Pour la description des symptômes d'un épisode de dépression majeure, voyez: Qu'est-ce que la dépression majeure et la dysthymie?

Voici les critères du DSM IV (1) d'un épisode maniaque et d'un épisode hypomaniaque.

Critères d'un épisode maniaque:

A. Une période nettement délimitée durant laquelle l'humeur est élevée de façon anormale et persistante (euphorie, enthousiasme ou irritabilité) pendant au moins une semaine (ou toute autre durée si une hospitalisation est nécessaire).

B. Au cours de cette période de perturbation de l'humeur, au moins 3 des symptômes suivants (4 si l'humeur est seulement irritable) ont persisté avec une intensité suffisante:
1. augmentation de l'estime de soi ou idées de grandeur.
2. réduction du besoin de sommeil (p. ex., le sujet se sent reposé après seulement 3 heures de sommeil).
3. plus grande communicabilité que d'habitude ou désir de parler constamment.
4. fuite des idées ou sensations subjectives que les idées défilent.
5. distractibilité (p. ex., l'attention est trop facilement attirée par des stimulus extérieurs sans importance ou insignifiants).
6. augmentation de l'activité orientée vers un but (social, professionnel, scolaire ou sexuel) ou agitation psychomotrice.
7. engagement excessif dans des activités agréables mais à potentiel élevé de conséquences dommageables (p. ex.., la personne se lance sans retenue dans des achats inconsidérés, des conduites sexuelles inconséquentes ou des investissements commerciaux déraisonnables).
C. Les symptômes ne répondent pas aux critères d'un épisode mixte.

D. La perturbation de l'humeur est suffisamment sévère pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel, des activités sociales ou des relations interpersonnelles, ou pour nécessiter l'hospitalisation afin de prévenir des conséquences dommageables pour le sujet ou pour autrui, ou bien il existe des caractéristiques psychotiques.

E. Les symptômes ne sont pas dus aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex. substance donnant lieu à abus, médicament ou autre traitement) ou d'une affection médicale générale (p. ex., hyperthyroïdie).

Critères d'un épisode hypomaniaque:

A. Une période nettement délimitée durant laquelle l'humeur est élevée de façon persistante, expansive ou irritable, clairement différente de l'humeur non dépressive habituelle, et ce tous les jours pendant au moins 4 jours.

B. Au cours de cette période de perturbation de l'humeur, au moins 3 des symptômes décrits plus haut dans le critère B d'un épisode maniaque (4 si l'humeur est seulement irritable) ont persisté avec une intensité significative.

C. L'épisode s'accompagne de modifications indiscutables du fonctionnement, qui diffèrent de celui de la personne hors période symptomatique.

D. La perturbation de l'humeur et la modification du fonctionnement sont manifestes pour les autres.

E. La sévérité de l'épisode n'est pas suffisante pour entraîner une altération marquée du fonctionnement professionnel ou social, ou pour nécessiter l'hospitalisation, et il n'existe pas de caractéristiques psychotiques.

F. Les symptômes ne sont pas dus aux effets physiologiques directs d'une substance ou d'une affection médicale générale.

Les symptômes des troubles bipolaires ou cyclothymique peuvent ressembler aux symptômes d'autres troubles. Seul un professionnel est en mesure de porter le diagnostic.

(1) American Psychiatric Association, DSM-IV Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, Masson, 1996 (version américaine 1994).

Voyez également:

S'adapter au trouble bipolaire (maniaco-dépression)
Le trouble bipolaire souvent diagnostiqué à tort
DOSSIER : Trouble bipolaire
DOSSIER : Trouble bipolaire et médicaments

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